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    À la frontière entre les œuvres, les protocoles créatifs et leurs usages sociaux, cet axe de recherche permet de s’interroger, non seulement sur la construction esthétique, politique, sociale et économique de la valeur artistique, sur ses logiques d’appréciation ou de dépréciation, mais encore sur leurs stratégies d’instrumentalisation au sein des institutions ou entreprises culturelles, voire de détournement au moyen de cultures populaires aux gestes tantôt conservateurs, tantôt émancipateurs. Classe, genre, âge, génération, ethnicité, appartenance territoriale constituent quelques-unes des variables prédominantes permettant d’analyser le déplacement des affrontements symboliques au sein d’une politique de la représentation. S’appuyant sur une mise en perspective historique à large empan allant de la « première modernité », au cours du XVIIe siècle, jusqu’à la « postmodernité » de ce début de XXIe siècle, il vise à mettre en lumière la complexité des dispositifs créatifs au regard, non seulement des modèles commerciaux, industriels et financiers en usage, mais encore des logiques libérales en vigueur, y compris parfois de la part de pouvoirs publics désireux de capter et d’exploiter les retombées marchandes de la culture.

    Solidement enracinée dans l’étude des formes d’expression artistique, en particulier la littérature, le conte, le spectacle vivant, la musique, la danse, le cinéma, la photographie, l’audiovisuel ou les arts plastiques, l’équipe interdisciplinaire et internationale réunie autour de cet axe est vouée à développer, à la faveur de l’hybridation des formes de création en contexte interculturel, une expertise dans le champ des industries créatives : muséologie, mode, édition, publicité, luxe, gastronomie, design, jeux vidéo, cultures numériques… En étroite relation avec les organisations du secteur culturel (institutions, entreprises, start-ups, artistes-entrepreneurs, fablab), cette équipe mène des travaux dans des domaines connexes bien que distincts, tels que la dramaturgie, l’esthétique, l’histoire culturelle, l’économie de la culture, la sociologie de l’art, les politiques de la création, la régulation juridique de la production et de la consommation artistique, le droit d’auteur, l’innovation, l’entreprenariat artistique, le management et le marketing interculturels, le capitalisme-artiste, les écosystèmes culturels et leurs territoires…

     

    Partenaires institutionnels : Université Paris Ouest-Nanterre-La Défense ; Université Paris IV-Sorbonne ; Université Paris III-Sorbonne Nouvelle ; UMR Litt&Arts de l’Université Grenoble-Alpes ; ESSEC ; New York University ; Observatoire des politiques culturelles ; Institut national d’histoire de l’art ; Centquatre ; Gaité Lyrique ; Cité-Musée de l’Immigration ; B.n.F. Arts du spectacle ; Comédie-Française ; Centre national du Costume de scène ; Société d’Histoire du Théâtre ; Musée de la Révolution française (Vizille) ; Musée Lambinet (Versailles) ; Musée de la Conciergerie.

     

    Chantiers de recherche en cours :

     

    1. « CDN en banlieue, bilan, avenir : l’art d’hériter », en partenariat avec le Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, le TGP de Saint-Denis, le T2G de Gennevilliers, le Théâtre des Amandiers de Nanterre et le CDN des Yvelines et de Sartrouville ;
    2. « Scènes émergeantes », en partenariat avec le Centquatre, le Théâtre de la Colline, le Théâtre du Rond-Point et le Festival Impatiences.
    3. « Le théâtre à l’épreuve de la diversité : genre, classe, génération, ethnicité. Regards sur l’autre, regards de l’autre », en partenariat avec l’Université des Antilles, le Théâtre de l’Artchipel (scène nationale de la Guadeloupe), le Centquatre, le TGP et la Cité de l’Immigration.
    4. « Fabrique du théâtre et cultures de métier », en partenariat avec la Comédie-Française, la B.n.F. Arts du spectacle, le Centre National du Costume de Scène de Moulins, la Société d’Histoire du Théâtre et ARTE.
    5. « Le théâtre en ses dehors : sociétés de spectacle », Société française d’études sur le dix-huitième siècle ; Société d’histoire du théâtre, BNF Arts du spectacle, Bibliothèque Musée de la Comédie-Française ; Bibliothèque-Musée de l’Opéra ; Georgetown University.

     

    Chantiers en préparation : 

     

    « Archéologie des médias et économie de l’attention », Yves Citton, Emmanuel Guez, Jeff Guess, Martial Poirson, Gwenola Wagon, projet de recherche international lancé au Centre culturel international de Cerisy La Salle en juin 2016, associant chercheurs et équipes des Etats-Unis, du Canada, de la Suisse, de l’Allemagne, de l’Italie et de l’Angleterre, en collaboration avec l’Université de Grenoble-Alpes et l’UMR Litt&Arts et le Labex Arts-H2H.

     

    « Scènes d’orient dans la littérature et les arts », Sarga Moussa et Martial Poirson, en partenariat avec la Tunisie, l’Algérie et le Maroc, en collaboration avec l’UMR ARIAS. Colloque, exposition et événements prévus en 2018.

     

    « Les théâtres de l’argent », Martial Poirson et Léonor Delaunay, en partenariat avec la Société d’histoire du théâtre, dossier prévu en 2017.

     

    « Epistémologie des études théâtrales : l’objet de la méthode », Martial Poirson et Isabelle Barbéris. Colloque et workshop prévu en 2018.

     

     

    Séminaires associés :

     

    - Master 2 : Théâtre en temps de crise (1980-2016)

    À partir d’un vaste répertoire de théâtre publié et/ou représenté depuis une quinzaine d’années, mais également de manuscrits reçus par les comités de lecture de théâtres et d’expérimentations de plateau (spectacles, performances, installations), ce séminaire envisage une traversée des théâtres contemporains francophones qui se saisissent de la crise économique, politique, sociale, culturelle ou écologique. À la croisée des arts du spectacle, des sciences sociales et de la philosophie politique, il propose la plongée dans un théâtre de crise et offre une grille de lecture du sursaut néolibéral de nos sociétés postmodernes, à l’heure du capitalisme cognitif et attentionnel, des conflits interculturels, des dispositifs insurrectionnels, des guerres civiles et des génocides. Il porte à nouvel examen le redéploiement d’un théâtre politique qui s’avoue rarement en tant que tel et revendique un art du détour, comme s’il existait une concordance entre drame de la crise et crise du drame dans le théâtre post-dramatique. Le séminaire sera ponctué par des interventions d’artistes (auteurs, dramaturges, metteurs en scène, performeurs)…

     

    - Master 1 : Politiques culturelles : enjeux de l’environnement culturel

    Conçu comme un enseignement en situation dans un lieu de création, ce séminaire a pour objectif de sensibiliser les étudiants aux statuts, fonctions et organisations du travail créateur au sein d’une grande institution théâtrale. Il accorde une importance particulière à l’« artisanat » du spectacle, par la confrontation directe avec les ateliers de réalisation (accessoires, costumes, décors), les régies (son, lumière, plateau) et les équipes artistiques (comédiens, dramaturges, metteurs en scène), afin de mieux comprendre les contraintes pratiques d’une création collective dont la réalisation repose sur la collaboration étroite entre un grand nombre d’intervenants aux formations, compétences, exigences aussi divers que complémentaires. Le séminaire se déroulera à la Comédie-Française, à la fois exception et référence des théâtres subventionnés, avec ses trois salles (Richelieu, Vieux Colombier, Studio Théâtre), ses 400 salariés répartis en plus de 40 métiers, dont une Troupe permanente soumise aux contraintes de l’Alternance et au service du Répertoire. Il s’intéressera à son histoire, ses archives et leurs modes de valorisation au moyen des humanités numériques, mais aussi au rôle qu’elle a tenu et tient encore au sein du réseau des théâtres publics.

     

    - Master 2 : Politiques culturelles et création à l’ère numérique

    La « révolution numérique » a profondément reconfiguré le rapport au travail créateur, depuis ses modes de production jusqu’à ses modalités de réception. Alors que le capitalisme cognitif invente de nouveaux modèles d’exploitation de l’innovation et de la créativité, l’économie de l’attention expérimente de nouvelles stratégies de capture des ressources attentionnelles, dans un espace saturé par la surabondance de données et l’exigence de « visibilité » au sein des nouvelles technologies d’information et de communication. Si les « industries créatives » s’inscrivent de façon relativement naturelle (bien que problématique) dans cet environnement numérique, d’autres secteurs artistiques, tels que le spectacle vivant ou le patrimoine, doivent trouver leur voie au sein de cette configuration inédite. Alors qu’un nombre croissant d’artistes-entrepreneurs développe des stratégies d’utilisation, de détournement ou d’infiltration des virtualités créatives des cultures numériques, les politiques publiques de la culture font face aux injonctions contradictoires de ces outils ambivalents de valorisation de la création. L’observation participante des processus de création numérique de dispositifs multimédias permettra d’engager la réflexion sur les écosystèmes culturels à l’ère numérique. Elle donnera lieu à des réalisations encadrées à l’occasion d’ateliers pratiques dans les lieux de création (salles de spectacle, expositions, musées). Le séminaire articulera journées d’études et ateliers, dans la perspective d’une recherche-création.

     

    - Master 1 : Lieux et matériaux pour la recherche

    Point de rencontre d’un ensemble de disciplines, l’enseignement et la recherche en théâtre se définissent aujourd’hui par une pluralité d’approches qui les singularise d’autres disciplines connexes. D’apparition récente, « études théâtrales », « arts de la scène » et « arts du spectacle » nécessitent la formulation d’un cadre à la fois conceptuel et méthodologique cohérent, sans pour autant perdre la diversité de leurs approches en tant que plateforme d’interdisciplinarité. Il s’agit de situer leur émergence dans le champ des savoirs, de faire le point sur la pluralité de leurs intitulés, de les situer par rapport aux champs voisins et d’en mettre en évidence les débats, les enjeux méthodologiques, les terrains d’investigation et les prolongements possibles. Ce séminaire présentera les objets, méthodes et approches, tout en organisant des visites au sein des principaux lieux d’archives et de création et en présentant les principaux interlocuteurs de nos recherches. Il exposera également les approches développées au sein de notre département : histoire, esthétique, ethno-scénologie, socio-économie et politique de la culture. Il mettra enfin en lumière les enjeux de la recherche-création.

     

    - Séminaire doctoral : Production culturelle et nouvelles humanités

    Face à la multiplication des supports scientifiques et culturels, à la reconfiguration des formes de médiation symbolique, à l’essor considérable et parfois sujet à caution des Cultural studies, à la redéfinition des Humanities, et surtout aux violentes critiques adressées actuellement aussi bien aux sciences humaines qu’aux productions culturelles, scientifiques et artistiques, il convient aujourd’hui de s’interroger sur la place occupée par la culture, la création et l’innovation dans nos sociétés (post-)modernes et technoscientifiques, mais aussi sur ces catégories flottantes et sur les rapports qui les unissent à l’émergence de ce qu’on appelle désormais les « humanités scientifiques » (Bruno Latour). Il convient surtout de ne plus envisager le monde de la création comme un milieu ou un circuit clos, entièrement suffisant à lui-même, mais de l’aborder désormais à la fois, selon un double mouvement dialectique, par ses dehors (convoquant des disciplines et traditions autres), et en ses dehors (se saisissant de vecteurs, de supports, de pratiques sociales inhabituels). À l’heure où les catégories d’œuvres majeures et d’œuvres mineures sont remises en question, mais aussi celles de culture supposée légitime et de culture dite populaire, où les pratiques créatives sont de plus en plus hétérogènes, où on assiste à une extension sans précédent des pratiques considérées comme faisant partie intégrante de la culture et où des formes d’hybridation nouvelles apparaissent, qui font la richesse de ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui le multiculturalisme, on peut légitimement se demander, dans une perspective qui n’a rien de conservatrice, ce que devient la création et où elle se situe ? Mais on peut également considérer les nouvelles humanités, non pas tant en fonction de leur seul objet, qui a pourtant contribué à leur identité, mais qui est aujourd’hui investi par toutes sortes de disciplines qui le prennent comme matière première (au premier rang desquelles l’histoire et les sciences sociales), mais en fonction de leur démarche herméneutique propre. On peut dès lors faire l’expérience de l’application des méthodes et grilles de lecture des nouvelles humanités à une série de phénomènes à la frontière du social, du culturel et de la technologie. C’est ainsi qu’on est en droit d’envisager la production de textes juridiques, politiques, économiques ou diplomatiques, mais aussi de paroles de chansons, de scripts de films, de discours médiatiques et journalistiques, de brevets d’invention ou encore de découvertes scientifiques, à travers le filtre démystifiant des nouvelles humanités, cherchant à en isoler les effets de style, les stratégies rhétoriques de persuasion ou les postures (auto-)critiques. De même qu’on peut s’interroger sur l’héritage des grands traumatismes de l’Histoire (guerres mondiales), des grandes transformations sociales (entrée de la France dans la modernité) ou encore, des grands événements qui ont ponctué notre histoire politique et culturelle (mai 68), avec les perspectives critiques et analytiques mises en place dans le sillage des nouvelles humanités.

     
     
     
     

    Solidement enracinée dans l’étude des formes d’expression artistique, en particulier le spectacle vivant, la musique, la danse, le cinéma, la photographie, l’audiovisuel ou encore les arts plastiques, l’équipe interdisciplinaire et internationale réunie autour de cet axe est vouée à développer, à la faveur de l’hybridation des formes de création en contexte interculturel, une expertise dans le champ des industries créatives : muséologie, mode, édition, publicité, luxe, gastronomie, design, jeux vidéo, cultures numériques… En étroite relation avec les organisations du secteur culturel (institutions, entreprises, start-ups, artistes-entrepreneurs), cette équipe émergente mène des travaux dans des domaines connexes bien que distincts, tels que l’économie de la culture, la sociologie de l’art, les politiques de la création, la régulation de la production et de la consommation artistique, le droit d’auteur, l’innovation, l’entreprenariat artistique, le management et le marketing interculturels, le capitalisme-artiste, les écosystèmes culturels et leurs territoires…
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